La Navigation au 18e siècle

La navigation dans la première partie du 18e siècle est encore peu différente de celle des siècles précédents. Malgré une évolution des formes de carène, les navires subissent toujours les aléas liés à la direction du vent. On le voit dans le journal de bord, La Favorite remonte au mieux à 70 degrés du vent (sans tenir compte de la dérive). Le calcul de la longitude n’est toujours pas possible en mer et les cartes marines sont encore entachées d’erreurs.

Pendant longtemps la navigation maritime se limitait à longer les côtes. Il s’agissait d’être à proximité d’un abri en cas de besoin mais aussi d’avoir un repère permettant de savoir en permanence où l’on se trouvait.
Au milieu du 18e siècle encore, la majorité des échanges commerciaux maritimes ne s’éloignaient que peu des terres. Le capitaine disposait de cartes sur lesquelles étaient repérés certaines particularités du décor. Il suffisait donc d’en noter le relèvement avec un compas pour se placer sur la carte le long d’un trait de crayon. Un second relevé sur un autre point remarquable ou même l’évaluation de la distance à l’objet visé suffisait souvent pour remplir le journal de bord. Dans le cas du capitaine de Sanguinet, il relève des imprécisions sur ses cartes mais cela n’affecte pas sa navigation puisqu’il sait malgré tout où il se trouve. Il doit rester prudent cependant puisque la côte représente aussi un danger.

Perdre la côte de vue impose d’autres contraintes. Plus de repères stables pour établir sa position. Le capitaine note les latitude et longitude d’un point connu (l’île de Groix par exemple le 10 mai 1743) et base ses calculs ultérieurs sur ce point de départ. Chaque jour suivant il effectue une mesure de hauteur du soleil par rapport à l’horizon (la méridienne) qui lui donne, après calcul, une nouvelle latitude. Celle-ci est elle-même utilisée pour estimer sa longitude à l’aide du quartier de réduction. Le capitaine s’appuie ensuite sur ces nouvelles coordonnées pour la route du lendemain et ainsi de suite. Cependant, lorsque la mesure de la méridienne n’est pas possible parce que le soleil n’est pas suffisamment visible au moment de son maximum, le capitaine estime sa position par une correction du cap compas de la valeur de la variation pour passer d’un cap « magnétique » à un cap vrai. Il ne semble tenir compte de la dérive. Il applique ensuite sa vitesse sur la durée considérée et projette ainsi son « estime ».

Navigation au 18e siècle : instruments

Instruments

Navigation au 18e siècle : mesure de la latitude

Mesure de la latitude

Navigation au 18e siècle : cartes marines

Cartes marines

Navigation au 18e siècle : points et position

Point et positions

Navigation au 18e siècle : abord des côtes

Approche des côtes

Navigation au 18e siècle : signaux et communication

Signaux et communication